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La situation au Soudan

Au Soudan, 250.000 filles subissent chaque année la cruelle tradition de la mutilation génitale, causant des souffrances physiques et psychiques très douloureuses et souvent irréversibles. Les conséquences sont terribles : Souvent, sans anesthésie et dans des conditions peu hygiéniques, l’excision entraîne des infections qui peuvent causer des affectations chroniques ou même la mort.
 
Comprendre la dynamique sociale de la tradition est essentiel pour aboutir à son abolition.
 
Dans les familles soudanaises, l’excision de leurs filles est considérée comme une étape nécessaire pour assurer qu’elles soient prêtes à l’âge adulte et qu’elles puissent faire un « bon » mariage – souvent essentiel pour leur acceptation sociale et leur protection économique. Si les familles ne répondent pas à ces attentes sociales, leur fille risquera d’être exclue de la société. Dans cette optique, l’excision est perçue comme le meilleur choix pour lui assurer un bon futur. Il s’agit donc d’une convention sociale, dont le respect semble être dans le meilleur intérêt de tous.
 
Seulement un abandon commun et simultané peut provoquer une abolition définitive.
 
Sachant que les familles abandonneront cette coutume uniquement lorsqu’elles seront convaincues que la plus grande partie ou l’ensemble de leur communauté fera le même choix au même moment, il faut engager des discussions collectives, identifiant d’autres priorités qui amélioreront le bien-être des communautés, sans que l’abolition de l’excision féminine ne soit perçue comme une menace à leurs traditions. Actuellement, les activistes utilisent des mallettes spéciales Saleema remplies de matériel pédagogique dans les villages, couvrant des thèmes comme la santé, la nutrition, la maternité et d’autres sujets importants pour la communauté. Les questions sensibles – comme l’excision des filles – sont souvent introduites, avant de faire l’objet de discussions, par des jeux de rôle, des chansons, des histoires, des danses et toute autre méthode non-agressive.
 

Le soutien d’UNICEF-Luxembourg

Les progrès réalisés suite aux activités de l’UNICEF :
• 5 des 15 Etats fédéraux pénalisent l'excision féminine
• Déjà 10 ambassadeurs nationaux de l’initiative Saleema*, composés de personnages connus et respectés dans la société, ont pu être recrutés
• Premières condamnations de 6 sage-mères, ayant procédé à des excisions illégales
• 500 communautés ont introduit l'abandon collectif grâce à l'initiative Saleema* 
• 420 conciliateurs communautaires et plus de 500 activistes ont été formés
 
 
* L'initiative Saleema
L'initiative multimédia Saleema, un mot arabe qui signifie intact, parfait, créé par Dieu, joue un rôle-clef dans la lutte contre l'excision féminine. Partout dans le pays, des affiches, des dépliants, des séminaires, des articles de presse, la radio et la télévision diffusent le message Saleema, créant une nouvelle norme sociale qui considère une fille comme parfaite déjà à sa naissance. Ainsi, une fille non-excisée est considérée comme belle et valable et qui peut se marier sans devoir être excisée.

Contact

Paul Heber
Responsable de la Communication
T. 44 87 15 29
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