Ethiopia
Domaine: Protection
| Capitale | : | Addis-Abeba |
| PIB per capita | : | 1.900 USD |
| Femmes excisées entre 15 et 19 ans | : | 62% |
Malgré la situation autour du COVID-19 et la climat politique actuel, nos collègues en Ethiopie continuent leur lutte contre les mutilations génitales féminines. Et ils ont bien raison.
Mekiya et Magfira ont 11 ans et sont meilleures copines. Un jour, sur le chemin de l’école, Mekiya semblait très bouleversée et apeurée. Elle s’est confiée à son amie qui a été tout de suite choquée : « Maman m’a dit que je vais être excisée ce soir. Je suis tellement inquiète ».
Les deux filles étaient trop jeunes pour connaître toutes les conséquences des MGF mais avaient déjà entendu parler des douleurs et des complications.
Magfira a eu une idée : en parler à son père qui est membre du comité de surveillance du village, initiative lancée par l’UNICEF. « Je lui ai donc tout raconté en espérant que son influence allait sauver ma meilleure amie ». Son père a immédiatement alerté les responsables locaux et Botege Sancha, une assistante sociale engagée contre les MGF. Botege était triste d’entendre que la mère de Mekiya voulait exciser sa fille, alors que toute la communauté avait décidé d’arrêter la pratique.
Botege, les responsables locaux ainsi que les chefs religieux se sont entretenus à plusieurs reprises avec les parents de Mekiya. Ils leur ont notamment expliqué que les MGF, même partielles, n’étaient pas acceptables et n’étaient en aucun cas requises par la religion.
Quand Mekiya a appris qu’elle ne serait pas excisée, elle a sauté de joie : « Magfira m’a sauvée. Elle sera ma meilleure amie pour toujours ».
Ce sont des histoires comme celle-ci qui nous confirment que nos interventions en Ethiopie portent leurs fruits. Et nous espérons toujours pouvoir compter sur votre soutien car ce sont vos dons qui permettent de changer la vie des filles et femmes éthiopiennes.






