Guinea-Bissau
Domaine: Education
| Capitale | : | Bissau |
| Taux de décrochage (primaire) | : | 33% |
L’éducation en Guinée-Bissau
À peu près de la taille de la Belgique, la Guinée-Bissau a subi une lutte acharnée de 12 ans pour gagner son indépendance vis-à-vis du Portugal en 1973. Depuis, le pays connaît une situation politique instable et une économie faible, ce qui se reflète aussi dans son système d’éducation sous-développé : Un tiers de tous les enfants en âge scolaire ne sont pas scolarisés – touchant particulièrement les enfants très pauvres, les filles et les enfants aux besoins spécifiques.
Nous sommes les seuls à aider
Paulo Sambu, inspecteur scolaire, explique : « Dans le passé, beaucoup d’organisations soutenaient l’implémentation de notre éducation nationale. Maintenant, il n’y a que l’UNICEF qui reste ! Nous avons besoin d’eux, comme notre Etat ne dispose pas d’assez de moyens. Nos enseignants n’ont pas de manuels, les élèves n’ont pas de livres et il n’y a pas de craie dans les salles de classe. L’infrastructure est dans un mauvais état, le programme scolaire n’est plus d’actualité et le pire est que la majorité des enseignants n’a pas de formation adéquate. Comme il n’y a souvent pas d’argent pour payer leurs salaires, ils sont souvent en grève, ce qui prive davantage les enfants de leur temps d’apprentissage précieux. »
Or, il y a aussi des bonnes nouvelles : Depuis 2011, nous avons commencé avec l’implémentation d’« écoles – amies des enfants » en Guinée-Bissau. Ces écoles « modèles » disposent de latrines séparées pour filles et garçons, d’une source d’eau potable, de matériel scolaire et d’enseignants qualifiés, qui sont notamment aussi formés dans les spécificités de l’éducation d’enfants en situation de handicap.
Il y a 2 ans, ma grand-mère m’a pris chez elle, comme je ne pouvais pas marcher. Comme un bébé, je me déplaçais seulement à quatre pattes. Maintenant, je suis un nouveau Usher ! Non seulement que ma grand-mère a réussi à m’entraîner à me lever et à marcher, je peux même aller à l’école comme tous les autres enfants. – Usher, 7 ans.
Antonio Mendoça, l’instituteur de Usher, est aussi plein d’éloges : « Il parle beaucoup, signe qu’il n’a pas de troubles mentaux, ce n’est que physique. Or, avoir Usher dans ma classe demande aussi beaucoup de patience et d’efforts – surtout en présence de 48 autres élèves. Je le garde toujours près de moi, pour que je puisse l’observer. Quand nous apprenons quelque chose de nouveau, je lui donne des instructions, puis je fais le tour de la classe pour aider les autres. Finalement, je retourne chez Usher pour l’aider. Je suis sûr qu’il pourra réussir, surtout si je continue à travailler avec lui. »
Nos équippes en Guinée-Bissau, dans le cadre de la campagne « Des écoles pour l’Afrique », visent actuellement à scolariser les enfants les plus vulnérables, comme les enfants pauvres des régions rurales, les filles et les enfants aux des besoins spécifiques.
Comment nous aidons
Dans le cadre du programme actuel, les activités-clés suivantes sont prévues :
- Former des instituteurs/-trices dans un enseignement pédagogique, axé sur l’enfant individuel;
- Nouveau curriculum, adapté à l’histoire, l’économie et la place géographique de la Guinée-Bissau;
- Moderniser les infrastructures existantes et les équiper de fournitures scolaires;
- Fournir des livres aux élèves pour qu’ils ne doivent plus tout copier d’un tableau;
- Soutenir financièrement des familles pauvres dans le paiement des frais scolaires.
Aidez-nous à offrir une éducation de qualité à Usher et à des générations d’enfants, afin qu’ils puissent réaliser leurs rêves et avoir un meilleur futur !







